Rhinite aigüe et chronique

rhiniteLa rhinite est une affection fréquente et souvent considéré à tort comme banale. Une rhinite récidivante ou chronique peut avoir un impact lourd sur la vie quotidienne des patients.

Les rhinites sont des inflammations aiguë ou chronique de la muqueuse des fosses nasales. Celle-ci peut être allergiques ou pas.
La rhinite est souvent liée à d’autres troubles comme l’asthme et/ou la sinusite, cause d’insomnie et de fatigue…

Il existe des rhinites aiguës dont l’évolution est inférieure à 4 semaines, la rhinite récidivante où l’on note une résolution complète des signes cliniques, endoscopiques et radiologiques entre les épisodes et des rhinites chroniques, c’est sur ces deux dernières que je peux intervenir.

La méthode de traitement d’une rhinite chronique au Cabinet de la Sinusite et de la Rhinite :

Le traitement de la rhinite chronique au sein de notre cabinet comprend une multitude de techniques manuelles ancestrales mais aussi contemporaine :

  • une mobilisation des os de la face et du crâne,
  • de l’auriculothérapie,
  • du tui na -massage thérapeutique chinois-
  • de la digipuncture
  • de la réflexologie

On peut distinguer différentes rhinites :

Les rhinites liées à une infection virale ou bactérienne

Ces rhinites peuvent induire une perte d’odorat.

Les rhinites liées à un défaut anatomique des fosses nasales

Les rhinites liées à des modifications hormonale :

Lors de la grossesse, d’une hypothyroïdie ou causé par l’acromégalie.
Au cours de la grossesse, la rhinite survient en général après le premier trimestre et s’aggrave au cours du troisième trimestre, et disparaît le plus souvent dans les deux semaines qui suivent l’accouchement. L’obstruction nasale est bilatérale surtout en fin de grossesse, non expliquée par une infection des voies respiratoires supérieures ou par une allergie.

Les rhinites alimentaires :

  • On décrit des rhinites liées à l’ingestion d’éthanol, des rhinites par histaminolibération (poisson, chocolat…).
  • D’autres substances sont vaso-actives et provoquent des effets analogues, ce sont la tyramine, présente dans le chocolat et certains vins rouges, la caféine, la théobromine, l’alcool lui-même, les sulfites (E 220 à E 228) la tryptamine, la sérotonine,…
  • Les rhinites au piment procèdent d’un mécanisme cholinergique.
  • La rhinite congestive et sécrétante banale ou rhinite gustative est due à la consommation d’aliments chauds ou irritants pour le nerf trijumeau comme la moutarde, le poivre ou le raifort.

Les rhinites liées à l’abus de médicaments :

Il s’agit parfois d’un effet secondaire d’un traitement institué pour une autre pathologie.
Les rhinites médicamenteuses succèdent à l’abus de décongestionnants topiques : mimétiques représentés essentiellement par les dérivés de l’oxymétazoline et de la phényléphrine
Les rhinites à l’aspirine et aux autres AINS est une une manifestation occasionnelle de l’intolérance à l’aspirine. Elle peut être induite par l’ensemble des anti-inflammatoires non stéroïdiens. La physiopathologie de ces rhinites repose essentiellement sur la production excessive de leucotriènes cystéinés.

Les rhinites allergiques :

La rhinite chronique ou saisonnière, un des symptômes allergiques est une réaction immunologique forte, provoqué par une ou des substances allergènes inhalées avec l’air : pollens, acariens, moisissures, émanations industrielles, incinération ou brûlage, circulation automobile, fumée de tabac…

Les rhinites vasomotrices :

La symptomatologie n’est pas spécifique, se résumant à une sensation de congestion nasale plus ou moins associée à des sensations de pesanteur faciale. La négativité des tests allergologiques, l’absence de facteurs irritants ou de facteurs déclenchants spécifiques amènent à conclure à ce diagnostic.

Les rhinites atrophiques :

La dégénérescence du cartilage nasal et du tissu nasal avec dysfonctionnement important de la muqueuse nasale conservée, souvent accompagnée d’odeurs fétides (ozène), de saignements de nez et de croûtes.

La rhinite atrophique secondaire :

Résultat d’une ablation chirurgicale d’une quantité excessive de cornet nasal, la turbinectomie (résection de cornets),

La rhinite du sportif :

La rhinorrhée est déclenchée par l’exercice physique en atmosphère froide.

Les rhinites chroniques :

Inflammation chronique de la muqueuse des fosses nasales caractérisée par son installation dans le temps.

Il existe différentes formes de rhinites chroniques :

Rhinites chronique purulente simple :

clinique semblable à la rhinite simple, mais caractérisée surtout par la rhinorrhée permanente , purulente, non fétide. Peut évoluer vers l’obstruction nasal et la respiration buccale (chez l’enfant, une respiration buccale permanente exagère le palais creux par traction de la mandibulaire toujours ouverte. Existe dans ce cas, des rhinites saisonnières (rhume des foins), atteintes saisonnière allergiques de quelques semaines à quelques mois.

Rhinite chronique hypertrophique :

Stade ultérieur d’une rhinite simple, la muqueuse est hypertrophiée, elle dégénère et se transforme en tissus scléreux, la rhinoscopie montre une muqueuse grisâtre et ne se rétracte pas au touché, et parfois mamelonnée.
L’obstruction nasal est chronique avec accentuation de la sécheresse pharyngée, et céphalée.

Rhinite chronique atrophique :

La trophicité de la muqueuse nasale est assujettie à une étroitesse relative de la filière nasale. Si la filière est trop large (forme particulière, facteur héréditaire, traumatisme facial, intervention sur les cornées), les sécrétions muco-purulentes se dessèchent et forment des croutes nauséabondes : Ozène, fréquent chez la jeune fille.

L’atrophie de la muqueuse peut être aggravée par des facteurs neuro endocriniens et circulatoires généraux : puberté chez les jeunes filles. L’ozène atrophique est caractérisée par des fosses nasales très large, une fétidité extrême, et des croûtes verdâtres.

La seule solution, c’est le rétrécissement chirurgical nasal.

Certains facteurs peuvent favoriser une rhinite :

  • facteurs particuliers : froid, surmenage, tabac, alcoolisme
  • modifications générales : grossesse, les problèmes endocriniens, les problèmes circulatoires abdominaux
  • certaines pathologies : la grippe, rougeole

Les différents stades de la rhinite :

  • stade de début : signes locaux , éternuement, larmoiement, douleurs faciales, obstructions nasales, rhinorrhée aqueuse.

Les signes généraux : frissonnements , courbature, pesanteur de tête, céphalée, discrète altération de l’état général ;

  • stade ultérieur : épaississement des sécrétion nasales qui deviennent jaunâtre ;
  • stade suivant : les sécrétions redeviennent claires.

Complications d’une rhinite :

  • otites,
  • sinusites,
  • atteintes laryngo-trachéo-bronchique,
  • méningites (rarement).

Rhinites aigüe :

Inflammation aigüe de la muqueuse des fosses nasales (coryza, rhume commun, rhume de cerveau/ rhinite aigüe épidémique, rhinite virale)

Clinique : semblable à celle déjà évoquée, et la rhinoscopie montre une muqueuse rouge hypertrophiée.

Étiologie : contagion par les gouttelettes de Flügge dispersées par toute personne qui tousse, éternue ou parle.

Incubation : 1 à 3 jours.

Physiopathologique ostéopathique de la rhinite :

muqueuse rhinopharyngée très vascularisée,

  • les vaisseaux sont adhérents à l’os,

  • une désadaptation des sutures provoque un réflexe local de vasodilatation

  • la vasodilatation artérielle entraine une augmentation de pression hydrostatique capillaire et provoque un oedème de la muqueuse.

  • une désadaptation sphéno-basilaire (engagement trop important de la sphéno-basilaire ou problème de morphologie occipitale), provoquant un problème d’extension crânienne au niveau de la face.

  • des contraintes mécaniques directes au niveau de la face provoquée des perturbations de la zone fronto naso-maxillaire, et une désadaptation suturale.

L’état congestif de la muqueuse permettra le développement de la rhinite, dès qu’un facteur extérieur viendra se surajouter : froid, agent microbiens…


30 août 2016 - 1:45

Traitement d'une rhinite

Docteur sinusiteRhinite chronique